Le commerce entre les provinces, «qu’ossa donne»?

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Le thème de la relance économique post-COVID-19 est sur toutes les lèvres et il alimente sans cesse les débats. Selon certains, le gouvernement devrait taxer davantage les riches, comme s’il s’agissait d’un plan pour la croissance. Pour d’autres, c’est l’occasion de précipiter une transition écologique, ce qui poserait un risque imminent pour l’économie canadienne. Il existe toutefois une solution plus simple et moins risquée pour en arriver à nos fins: faciliter une fois pour toutes le commerce entre les provinces.

Accord de libre-échange canadien

Depuis des décennies, le Canada multiplie les ententes commerciales, notamment avec les États-Unis, les pays asiatiques ou encore l’Union européenne. Suivant cette tendance, il était logique que l’Accord de libre-échange canadien (ALEC) voie le jour en 2017 afin d’encourager le commerce entre les provinces. Après tout, le Canada lui-même est né en bonne partie de la nécessité de créer un marché interne nous protégeant du protectionnisme américain.

L’ALEC s’avérait nécessaire étant donné les nombreuses entraves au commerce érigées entre les différentes provinces. Statistique Canada estimait qu’en 2017, ces entraves représentaient l’équivalent d’un tarif douanier de 6,9%. Malheureusement, bien peu de provinces ont profité de cette occasion pour améliorer leurs pratiques. Certaines provinces, comme l’Alberta et le Manitoba, ont fait des efforts importants afin d’encourager le commerce interprovincial, mais la majorité des autres n’ont pas suivi le pas. Pire encore, la Colombie-Britannique a même rajouté des embûches au commerce interprovincial.

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