Indice du leadership provincial en matière de commerce intérieur – Édition 2021

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Alors que la campagne de vaccination bat son plein, l’attention du grand public se tourne de plus en plus vers la relance de notre économie. Dans un cahier de recherche publié par l’Institut économique de Montréal, les chercheurs Miguel Ouellette et Krystle Wittevrongel proposent une solution bien simple : un véritable accord de libre-échange entre les provinces canadiennes. Cette publication inclut notamment un classement des provinces et des territoires en fonction de leur ouverture au commerce intérieur. L’Alberta arrive au premier rang et le Québec au dernier.

« Bien que les provinces aient négocié une entente en 2017, des entraves au commerce demeurent et la majorité des provinces n’ont effectué aucun progrès », fait valoir l’économiste Miguel Ouellette. « En fait, la Colombie-Britannique compte plus de barrières commerciales aujourd’hui qu’en 2017 », ajoute M. Ouellette.

« Il s’agit d’un débat très important. L’élimination des barrières commerciales pourrait faire croître l’économie canadienne de 3,8 % par habitant avec bien peu d’efforts et sans nécessiter de dépenses publiques », poursuit M. Ouellette. « De plus, ce sont les provinces les moins riches qui en bénéficieraient davantage. Dans le cas du Québec, on parle d’une augmentation possible du PIB par habitant de 4,6 %. Si on regarde vers l’est, l’Île-du-Prince-Édouard pourrait augmenter son PIB de plus de 16 % par habitant », affirme l’économiste.

« La suppression des obstacles au commerce interprovincial est un outil très puissant qui permettrait d’améliorer les conditions de vie des Canadiens et des Canadiennes. Si le Manitoba avait pu commercer sans entraves avec toutes les provinces canadiennes dès l’an 2000, nous estimons qu’il aurait rattrapé l’Ontario dès 2013 en ce qui a trait au PIB par habitant », explique Krystle Wittevrongel.

« Il y a bien peu de mesures plus structurantes qui puissent être adoptées par nos gouvernements à l’heure actuelle », souligne l’analyste en politiques publiques. « En plus de stimuler l’économie de l’ensemble du pays, il s’agirait également d’une mesure efficace pour permettre aux provinces moins prospères d’effectuer un rattrapage économique. Il est tout simplement insensé qu’il soit plus facile de commercer avec les États-Unis qu’avec les autres provinces canadiennes. Compte tenu des mesures protectionnistes qui pourraient être mises en place par notre voisin du Sud, il devient encore plus urgent d’agir », ajoute-t-elle.

Lire l’étude: https://www.iedm.org/fr/indice-du-leadership-provincial-en-matiere-de-commerce-interieur-edition-2021/